Carte blanche à Dhjamidi Bond

"Sur les toits du Limousin,
Tombent les barrières et chantent les plumes,
Échos des mots d’ailleurs qui font de chaque regard une caresse,
Où chaque émotion qui naît traverse des âmes par milliers à chaque clair de lune.

Sur les toits du Limousin,
Carrefour d’horizons mêlés où dansent les accents sans jamais s’effacer,
Où le verbe, tel un oiseau vivant,
Vole libre, défiant le temps.

Sur les toits du Limousin,
Les Francos sourient au monde de la créativité.
Rien n’est figé et le froid de la maison des auteurs s’évanouit comme par enchantement.
Chaque battement de cils est preuve de vie.

Sur les toits du Limousin,
Des voix s’élèvent,
Tantôt rebelles, tantôt douces et complices,
Dénonçant le monde et ses beautés, ses luttes et ses violences, ses haines et ses amours.

Alors, chaque histoire devient une étincelle embrasante.

O Limoges !
Ardent écrin de théâtre qui fait de la langue française un pont et non un acquis,
Et dans les cœurs de ceux qui t’ont traversés,
Reste à jamais un hymne universel.

O Francos !
Souffle d’encre fragile,
Des mots brisent le silence fébrile,
Cherchant leur voix chaude et nue.

Aux Francos,
Chaque son prend vie,
Et les langues s’entrelacent d’un continent à l’autre sans jamais se briser.
De l’écriture à la scène, le verbe quitte l’imaginaire et habite les âmes.

Une respiration dans le noir, un seul battement,
Le monde qui se raconte intensément,
O jardiniers des voix qui veillent sur chacune des fleurs des résidents.
Les Francos sourient au monde et font de chaque parole qui tangue un hommage à l’art.

Ni trônes ni couronnes,
À la faveur des écritures vives,
Les Francos illuminent et encensent par son feu brûlant,
Car ici, jamais ne meurent les âmes curieuses qui y ont vécues.

Que demeure figé ce regard vers l’horizon afin que restent debout les mots de cette langue offerte et plurielle.

Sur les toits du Limousin, chantons la vie des mots et célébrons les Francos !"

Djhamidi Bond