DESRIVIERES Jean Durosier

Haïti Origine de la bourse : SACD et ETC Caraïbe

Dates de résidence : avril - mai 2010

Ecrivain, critique littéraire et homme de scène,

Son premier cri, Jean Durosier DESRIVIERES l’a poussé en Haïti, non loin du mugissement de la mer de Port-au-Prince… Cet artiste aux « pieds poudrés » a vécu dix ans ailleurs, dont neuf en Martinique (1999-2008), après avoir traîné vingt-six années dans sa capitale désormais décapitée et qui aurait pu l’engloutir le 12 janvier 2010, près de cinq mois après son retour au pays natal…

Certifié ès Lettres modernes et classiques de l’Ecole Normale Supérieure d’Haïti, diplômé en littérature francophone et générale de l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG), il a consacré des travaux de recherches à la poésie d’expression française de Georges Castera, poète engagé dont il est préfacier du recueil Le trou du souffleur (Editions Caractères, prix Carbet 2006).

Auteur de poèmes en français et en créole, d’articles et critiques littéraires publiés dans différents journaux, revues et magazines haïtiens et étrangers, notamment Conjonction, Orphéus et Bacchanales, il a aussi enseigné les Lettres en Martinique (2001-2008) et s’est intéressé à l’art scénique en tant que comédien amateur et animateur d’atelier de théâtre éducatif (2004-2008). Il a conçu et animé deux émissions de poésie et de musique sur deux stations de radio de la Martinique : « Mélodies et paroles », « Caravane littéraire ».

Au cours de son retour au pays natal en août 2009, il a travaillé avec de jeunes comédiens et a animé « Absolument livre », une émission de la Direction Nationale du Livre (DNL), diffusée par la Télévision Nationale d’Haïti (TNH). Il a également collaboré avec le Ministère de la Culture et de la Communication du gouvernement haïtien, tandis qu’il achevait d’écrire Bouts de ville à vendre (Editions Caractères, 2010) quelques mois avant le terrible séisme du 12 janvier 2010.

Son texte Paroles en crue, nominé au 4ème concours d’etc_caraïbe (Ecritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbe) a été mis en lecture, entre autres, à la 18ème édition des Soirées d’été en Luberon (2009) dont il était poète invité d’honneur, aux 1ères Rencontres Dramaturgiques de la Caraïbe à Fort-de-France, au Théâtre Komédie de Prague, à l’Université Hradec Kralove et au Théâtre du Rond-Point à Paris (2010), par François Marthouret et Jacques Martial. Diplômé en études théâtrales à Lyon 2, sa pièce fait l’objet de son dernier travail universitaire.

Il est co-oauteur des deux volumes du Dictionnaire des écrivains francophones classiques (Ed. Honoré Champion 2010 / 2013) du Centre de Recherches Textes et Francophonies de l’Université Cergy-Pontoise et coordonnateur et préfacier du numéro 46 de la revue Bacchanales : « Ce qu’île dit » (Octobre 2010), de la Maison de la Poésie Rhône-Alpes. Il écrit et publie en français et en créole. Bouts de ville à vendre, poésie d’urgence (Caractères 2010) et Lang nou souse nan sous – Notre langue se ressource aux sources (Caractères 2011, composition bilingue), confirment la relative filiation de sa poésie avec le Surréalisme tel qu’il a traversé le paysage culturel haïtien de 1940 à nos jours.

Après la tragédie du 12 janvier 2010, on le retrouve de lieu en lieu talonnant les mots : invité en Tchéquie en tant que poète-dramaturge, dans le cadre du Festival « Nous sommes tous africains » (20-25 mars 2010), résident pendant les mois d’avril et mai à La Maison des auteurs du Festival des Francophonies en Limousin. Au mois de juin, il fait entendre sa voix à la Cité Universitaire de Paris et à la faculté de Droit de l’UAG aux côtés de Gérald Bloncourt, le 1er octobre, au 4ème Festival de poésie à Paris et le 16 octobre, au Conservatoire de la Diversité Culturelle. Du 15 novembre au 6 décembre 2010, la Maison de la Poésie Rhône-Alpes l’accueille à Grenoble pour une résidence d’écriture assortie de diverses interventions et performances dont un récital poético-musical : « Vox-Îles »…

Plus récemment, son nouveau texte théâtral, La jupe de la rue Gît-le-Cœur, a été honoré du Prix spécial du jury d’Etc_Caraïbes / Beaumarchais 2013. Des extraits de son nouveau livre de poésie – Vis-à-vis de mes envers suivi de Le poème de Grenoble, (Le Teneur, 2013) – ont été lus au cours de sa résidence d’écriture, en novembre-décembre 2013, à la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs (Meet), à Saint-Nazaire.

Il alimente régulièrement des sites web, particulièrement Potomitan et Montray Kréyol, par des entretiens, des textes théoriques et littéraires. Actuellement attaché à l’Académie de Martinique, il continue à enseigner les Lettres, à travailler sur des projets culturels et à écrire.

Mise à jour janvier 2014 - crédit photo Patrick Fabre, Francophonies en Limousin 2010

Créations de l'auteur

Esquisse bibliographique

Théâtre

La jupe de la rue Gît-le-Cœur. Théâtre comme audience d’un petit roman. Prix spécial du jury d’Etc_Caraïbe / Beaumarchais 2013. Publié aux éditions Lansman, septembre 2014. Mise en lecture par Catherine Boskowitz le 4 octobre 2014, à l’occasion du 31e Festival des Francophonies en Limousin. L’auteur a bénéficié d’une résidence d’écriture en Belgique pour l’écriture de ce texte.

Magdala/Marques déposées, pièces écrites pour « Les petites comédies de l’eau », créées par la Compagnie de la Gare, dans le cadre du Festival de l’Oh, Alfortville (région Ile-de-France), mai 2012.

La discontinuité, drame écrit au cours de l’année 2011, lu pour la première fois à Anis GRAS, Arcueil (région Île-de-France), janvier 2012.

Paroles en crue, texte théâtral finaliste au 4ème Concours d’Etc_Caraïbe / Beaumarchais (2009), lu dans la Caraïbe, en Tchéquie, en France, notamment au Théâtre du Rond-Point à Paris, par François Marthouret et Jacques Martial (septembre 2010).

Poésie

Vis-à-vis de mes envers suivi de Le poème de Grenoble. Planches de Bernard Thomas-Roudeix. Editions Le Teneur, Paris, 2013.

Lang nou souse nan sous (Notre langue se ressource aux sources), Illustrations Valérie John, Editions Caractères, Paris, novembre 2011. Composition poétique d’expression créole dont une partie est traduite en français ; lue en France (déc. 2008), en Haïti (août 2009) et en Tchéquie (mars 2010).

Bouts de ville à vendre, Poésie d’urgence, linotypes de Gérald Bloncourt, Editions Caractères 2010. Lectures au Vendredi Littéraire, Haïti, décembre 2009 et à l’Université Hradec Kralove, Tchéquie, mars 2010 – écriture fin octobre-début novembre 2009, Haïti.

Poésie publiée dans des ouvrages collectifs

Mon Ferrat à moi, in Intranqu’Îlités, revue littéraire et artistique, Ed. Passagers des Vents, N°1, Mai 2012, p. 110 et 111.

D’après ce qu’île dit (et autres poèmes), in Bacchanales : « Ce qu’île dit », revue de création de la Maison de la poésie Rhône-Alpes, N° 46, p 72-76 – octobre 2010.

Aimé Césaire, papa ! (poème) in Bacchanales – « Enfansillage », revue de création de la Maison de la poésie Rhône-Alpes, n° 44, p 75-78 – Octobre 2009.

Tragiques (suite de poèmes extraits de Scriptease, composition inédite) in Alizés, revue antillaise et guyanaise, juillet-août-sept. 2008, p 24.

Dissertation, texte poétique in Orphéus, Revue internationale de poésie, Numéro 3, p 10-14, Editions La TILV, France, 2001.

Contributions diverses

Lang nou souse nan sous – Notre langue se ressource aux sources, une expérience d’écriture poétique en créole haïtien : esquisse réflexive », in Haïti. Enjeux d’écriture (Dir. Sylvie Brodziak), Editions Presses Universitaires de Vincennes, 2013, p. 25-33.

Cendrars Blaise, in Dictionnaire des écrivains francophones classiques (Corinne Blanchaud, dir.), éditions Honoré Champion, Paris, 2013, p. 89-93.

Un langage à double canon pour une traversée à fleur de sens et de sang ou le cas Castera, in Ecrits d’Haïti, Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) de Nadève Ménard, éditions Karthala, 2011, p 237-248.

Georges Castera, Jean-François Brière, Ida Faubert, in Dictionnaire des écrivains francophones classiques – Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Macherek, Océan Indien (Christiane Chaulet Achour, dir.), Paris, éditions Honoré Champion, 2010, pp. 70-79, 176-179.

Îles : mots à épeler, morts à appeler… (préface), in Bacchanales – «  Ce qu’île dit  », revue de création de la Maison de la poésie Rhône-Alpes, N° 46, p 10-12 – octobre 2010.

Sens de cette scène, obscène et bienheureuse (préface), in Le Trou du souffleur de Georges Castera, éditions Caractères, Paris, 2006, p 9-15. Prix Carbet 2006.

Articles sélectionnés

Mise en orbite d’un beau conflit / Yon bèl batay k’ap met sou pye, in Meeting N° 11 : « Comme en Quatorze », Editions Meet 2013, p. 27-36.

Un très beau livre ! Puis vos gueules  ! (compte-rendu de La vie sans fards de Maryse Condé), in L’incertain, N°1, K. Editions, Fort-de-France, janvier-juin 2013, p. 57-75

Mot-dit, Haïti : une piste des failles, in Riveneuve Continents : « Haïti, le désastre et les rêves » (Revue des littératures de langue française), Paris, Riveneuve éditions, Numéro 13, p 23-31. Printemps 2011.

Soulever le voile du silence, une lecture de Rosalie l’infâme d’Evelyne Trouillot, in Conjonction (revue franco-haïtienne), Port-au-Prince, 2005, n° 211, p 129-131.

Critiquer et dépasser l’histoire de la littérature haïtienne de R. Berrou et de P. Pompilus, note de lecture, in Conjonction (revue franco-haïtienne), Port-au-Prince, 2003, n° 209, p 54-57

Un dramaturge à multiples casquettes, interview accordée au Nouvelliste, quotidien d’Haïti, 9 septembre 2009.

La sexualité dans l’œuvre poétique de Georges Castera : Cycle de conférences arts et littératures : « L’œuvre en question », CEREAP – CERC – CERALEC, Université des Antilles et de la Guyane, Campus de Schoelcher, décembre 2003.

Publications numériques (partielles)

Un langage à double canon pour dire l’indifférence, une lecture de la poésie de Georges Castera fils, Revue Madinin’Art (Critiques culturelles martiniquaises). Novembre 2007.
http://www.madinin-art.net/litterature/georges_castera.htm

La pratique écrite du créole haïtien, entre fiction et diction. Tèks envante, tèks lide ak tèks tradwi (Version intégralement en français : « La pratique écrite du créole haïtien, entre fiction et diction : Textes d’invention, textes d’idées et textes traduits ! ») Juin 2011.
http://www.potomitan.info/ayiti/berrouet-oriol/amenagement3.php

Brève exploration de la littérature en langue créole en Haïti, de ses balbutiements à son affirmation texte de l’intervention de Jean Durosier Desrivières au Théâtre L’Echangeur, le 2 décembre à Bagnolet (région parisienne), avec, pour illustrer le propos, la chanson "Choucoune", version musicale de Issa El Saieh et voix de Guy Durosier. Décembre 2011.(http://www.potomitan.info/ayiti/desrivieres/litterature.php).

Topographie inventée, dans l’attente du jour, une lecture d’Assaut à la nuit de Roussan Camille. Mars 2012
http://www.potomitan.info/ayiti/desrivieres/roussan.php

Autres informations

Jean-Durosier Desrivières et les Francophonies en Limousin

En avril et mai 2010 : résidence à la Maison des auteurs

Octobre 2014 : La jupe de la rue Gît-le-Cœur. Théâtre comme audience d’un petit roman. Prix spécial du jury d’Etc_Caraïbe / Beaumarchais 2013. Mise en lecture par Catherine Boskowitz , à l’occasion du 31e Festival des Francophonies en Limousin (Les Caribéennes).

Résidences

. Résidence d’écriture, Maison de la poésie Rhône-Alpes et invité d’honneur du 15e festival de poésie de Saint-Martin-d’Hères, novembre-décembre 2010.
. Résidence d’artiste à Anis GRAS, région Île-de-France, année 2012.
. Résidence d’écriture à la Maison des écrivains étrangers et traducteurs (Meet), Saint-Nazaire, novembre-décembre 2013.
. Résidence d’écriture au Centre des Écritures Dramatiques - Wallonie Bruxelles, en avril 2014, au domaine de Mariemont, avec le soutien de Etc_Caraïbe.

Liens

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