IMAM Kaldoun


© photo Patrick Fabre, 2007
Syrie / Canada-Québec Origine de la bourse : Centre national du Livre

Québécois d’origine syrienne, Khaldoun Imam est né en 1957 à Damas ; il s’installe à Montréal en 1980. Diplômé en mathématiques, il enseigne dans une école de la Commission scolaire de Montréal.

Il a participé aux activités interculturelles du Théâtre d’Aujourd’hui depuis la création du programme.

Khaldoun IMAM a reçu le Prix SACD de la dramaturgie francophone 2007 pour sa pièce Les Voix et les échos. Ce prix, attribué chaque année par la Commission théâtre de la SACD récompense un auteur de théâtre francophone.

mise à jour décembre 2014

Créations de l'auteur

théâtre

L’Histoire inachevée [1993] Théâtre la Rallonge, 4 janvier 1994.
Dure réalité pour cette famille de Syriens musulmans qui n’arrivent pas à réaliser leurs rêves dans leur pays d’adoption. Un père alcoolique au chômage, un fils qui n’aime pas l’école et une mère impuissante, prise par l’hystérie, qui tente de tenir le fort. Et les coutumes, la religion, la sexualité qui s’en mêlent...

La gare des trains qui ne partent plus [1996] Théâtre d’Aujourd’hui, 29 avril 1997, dans le cadre des activités interculturelles ; Un des six textes de A quand l’apocalypse : Ziad et Omar sont dérangés dans leur retraite masculine.
Lyne, l’ancienne flamme de Ziad, arrive à l’improviste et tente de convaincre celui-ci de revenir à elle. Mais Ziad résiste, grâce à de mystérieuses pilules et à ses projets de vie avec Omar.

Chroniques d’un pays déchiré [1999 et 2002]
Chronique socio-politique d’une Syrie déchirée par des querelles ethniques ancestrales. Au centre des événements qui bouleversent le pays, nous suivons le cheminement d’Adel, un écrivain en devenir, dans ses démêmés et ses discussions avec des militants qui se battent entre eux tels des frères ennemis.

Les Voix et les échos, pièce écrite en 2007, présentée en lecture publique à Paris en 2008, lors de la manifestation culturelle « Nouvelles Zébrures ».
Au fil de ses lectures, Bernard, un chrétien syrien qui enseigne le français, a façonné ses idées sur celles de l’Occident. Sur un coup de tête, il immigre au Québec. Comme il s’avère que la réalité québécoise est bien différente de ses lectures, il réinvente un Montréal utopique à travers les lettres qu’il envoie à son voisin musulman de Damas. Voici que l’imagination de ce dernier s’enflamme et qu’il entraîne sa jeune épouse et son fils vers Montréal sans véritable préparation. C’est à l’épouse de se retrousser les manches pour sauver sa famille de la dérive et au fils de retrouver sa propre voie, alourdi qu’il est par les rêves déçus de ses parents.

Déchirures, pièce inédite, 1h30, 2008, présentée en lecture publique par le CEAD lors du Festival TransAmériques de mai 2008.
Une guerre fratricide éclate. Un écrivain, appartenant à une minorité religieuse, tente désespérément de préserver l’objectivité de son regard. Il est influencé par un coreligionnaire fanatique et par un pseudo-ami manipulateur.

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pièces radiophoniques pour Radio Canada

Chez moi, 1987
Portraits de personnes sous un ciel d’exil variable, 1988

Autres informations

Kaldoun Imam et les Francophonies en Limousin

2003 et 2005 : En résidence à la Maison des auteurs, bourse du Centre national du Livre.
2007 : Prix SACD de la dramaturgie francophone pour sa pièce Les Voix et les échos
2008 : lecture publique de Les Voix et les échos, à Paris, lors de « Nouvelles Zébrures ».

Les Voix et les échos

La commission Théâtre a été très sensible à la singularité du texte intitulé « Les voix et les échos » de Khaldoun Imam.
Singularité du propos sur l’exil : l’auteur parle avec acuité de l’attrait de l’ailleurs et de la fascination qu’exerce civilisation occidentale : le trottoir d’en face paraît si ensoleillé. Mais peut-on changer ainsi de culture comme de chemise ?
Singularité du ton : on passe du coup de poing qui dérange à la farce débridée, d’un tragique de situation à l’humour cinglant le temps d’une réplique, ce qui permet à l’auteur de donner aux personnages la distance adéquate et de ne jamais tomber dans le pathos.
Singularité de la langue : derrière une apparente quotidienneté, viennent se glisser des incongruités, des tournures, des inattendus qui reflètent la tentative ubuesque des personnages de mêler les cultures, celle d’origine et celle d’adoption…
Sans doute est-ce aussi, pour l’auteur, syrien de naissance et vivant à Montréal depuis 30 ans, le miroir d’un questionnement intime.
Bruno Allain / extrait du texte de présentation lu lors de la remise du prix SACD de la Dramaturgie Francophone à Limoges en octobre 2007.

liens

CEAD
SACD