Nadia Kaci


Algérie - France

Haine des femmes, d’après Laissées pour mortes (Editions Max Milo), un témoignage de Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura recueilli par Nadia Kaci.

Haine des femmes
La nuit du 13 juillet 2001 à Hassi Messaoud, dans le sud-est algérien, des dizaines d’hommes enflammés par le prêche virulent de l’imam de la mosquée vont violer, mutiler, torturer une centaine de femmes.
Le premier procès sera une mascarade de justice, et les femmes de Hassi Messaoud abandonneront les unes après les autres ces poursuites épuisantes et coûteuses. Certaines iront se cacher dans d’autres régions, d’autres tomberont dans la drogue ou la prostitution.
Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura, qui sont parmi les victimes, refusent de se soumettre et témoignent de la difficulté de vivre hors du joug des hommes dans les bouleversements de l’Algérie d’aujourd’hui.

Nadia Kaci

Nadia Kaci est née à Alger où elle vit jusqu’à son départ pour Paris en 1993. Comédienne au cinéma, elle se fait remarquer dans Bab El-Oued City de Merzak Allouache avant de jouer une femme algérienne en exil dans Tunisiennes de Nouri Bouzid en 1997. On la retrouve ensuite dans Ca commence aujourd’hui de Bertrand Tavernier, Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi, ainsi que dans plusieurs téléfilms.

Au théâtre, elle apparaît dans des pièces d’auteurs algériens comme Le Patio du pays éperdu mise en scène par Ziani-Chérif Ayad, ou 1962 de Mohamed Kacimi. En 2003 elle écrit Femmes en quête de Terres, une pièce à plusieurs voix dont elle est l’unique interprète sur scène.

Dans Laissées pour mortes, elle recueille le témoignage de deux victimes du lynchage du quartier El Haïcha de Hassi Messaoud, le 13 juillet 2001. Dans cet entretien, Nadia Kaci exprime toute la révolte et l’indignation que partagent les millions d’Algériennes pour le sort qui leur est fait dans l’Algérie du début du XXIe siècle.

Mounya Boudiaf

Après une formation du Théâtre-école du Phénix à Valenciennes, elle intègre en 2003 la première promotion de l’EPSAD (Lille) dirigée par Stuart Seide. En 2006, Vincent Goethals la met en scène dans Paroles d’Alger d’après Les Sacrifiés de Laurent Gaudé.
Elle travaille également aux côtés de David Géry en 2007 sur L’Orestie d’Eschyle au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, avant de jouer dans les spectacles mis en scène par Laurent Hatat : Nathan le Sage de G. E. Lessing (2008), Les Oranges d’Aziz Chouaki (2009) ou encore La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville de Beaumarchais (2010). On la retrouve aussi régulièrement dans les projets de jeunes metteurs en scène lillois comme Caroline Mounier (Stop the tempo en 2009) ou Marion Laboulais (Médée en 2010).

Christophe Carassou
Christophe Carassou a suivi des cours à l’Atelier Jules Julien (cie du Théâtre Réel) à Toulouse, de 1990 à 1995 et de 1998 à 2001, puis il intègre la classe de Bernard Pigot à l’Atelier école Charles Dullin à Paris de 2001 à 2003.
Il joue avec la Compagnie de l’Irrépressible Les Epiphanies d’Henri Pichette et avec la Compagnie Gaïté Lyrique Mais ne te promène donc pas toute nue de Feydeau en 2001. Il participe à plusieurs courts-métrages : Wu, réalisé par G. Miquel, Arthésophe, réalisé par J. Boutonnier et Amnésia, réalisé par L. Fagoaga en 2003-2004.
Ses projets personnels menés à l’EPSAD (Lille) sont Zoo Story, Edward Albée, dirigé par Gérald Izing, Des Cendres dessus dessous au Cabaret des 4 as, dirigé par Mounya Boudiaf et Contention, de Didier Georges Gabily, dirigé par Marion Laboulais.

Distribution

Lecture par Mounya Boudiaf avec Christophe Carassou.

D’après Laissées pour mortes de Nadia Kaci (Éditions Max Milo)

Photos : Lecture Haine des Femmes, lecture, Bar des auteurs au Théâtre de l’Union, Francophonies en Limousin 2013. Crédit Christophe Péan

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