Billetterie

BISSILA MABIALA Julien


© Patrick Fabre
Congo Origine de la bourse : Bourse Egide

Résidence en août et septembre 2011
Résidence en septembre 2014
Résidence en février (du 16 au 28) et mai 2015 (Prix RFI Théâtre 2014)

Auteur, conteur, metteur en scène, comédien.
Dates de résidence : août et septembre 2011. début juillet et début septembre 2014

Julien Mabiala Bissila est né à Brazzaville en 1976.

Sa formation d’acteur s’est faite au Congo avec les dramaturges Jean Jules Koukou et Abdon Khoumba. Il participe à plusieurs créations du Théâtre des Tropiques et du Saka-Saka Théâtre.
Pour l’écriture, la guerre sera un élément déclencheur. Après plusieurs années d’errance dans la forêt, au sortir de la guerre, il écrit plusieurs pièces dont Crabe Rouge (Hommage aux disparus du Beach). Il crée la compagnie Nguiri-Nguiri Théâtre en 2002 et met en scène ses textes Le Musée de la honte, La Dernière chance ainsi que des textes d’Emmanuel Dongala adaptés à la scène.

En Europe, il est accueilli par le théâtre du Vieux Colombier dans le cadre de son programme « Ecritures d’Afrique » dans La mort vient chercher chaussures de Dieudonné Niangouna, mise en scène de Martin Ambara et, en 2009, comme comédien par le Théâtre des Bernardines à Marseille sous la direction d’Eva Doumbia.

En 2010, sa pièce Crabe rouge est présentée pour la première fois à Brazzaville au festival Mantsina sur scène puis en France, mise en espace au théâtre du Rond-Point à Paris, à Limoges dans le cadre des Nouvelles Zébrures et enfin au théâtre des Bernardines/ festival Actoral.

En 2011, il obtient la bourse du festival des Francophonies et réside à la Maison des auteurs. Sa pièce Au nom du Père du fils et de J.M. Weston (édition Acoria) est lauréate des journées de Lyon des auteurs 2011. La pièce est lue et mise en espace aux 29es Francophonies en Limousin, puis à Avignon 2013 avec Rfi dans le cadre de « ça va, ça va l’Afrique » puis sur France culture, Festival contre-courant, Festival dramaturgie en dialogue (Montréal) Francophonies en limousin 2013…

En septembre 2014, il est le lauréat du premier Prix RFI Théâtre avec sa pièce Chemin de fer. Il en donne une lecture à Avignon en juillet 2015 dans le cadre du cycle "Ca va, ça va l’Afrique" présenté par RFI. Elle est reprise à Limoges et à Paris dans le cadre des Nouvelles Zébrures en mars 2016.

En novembre 2015 il met en scène sa pièce Au nom du Père du fils et de J.M. Weston au Tarmac à Paris.

Aujourd’hui Julien Bissila collabore avec le collectif Zavtra sur l’écriture de Transe(s) ou Carnet de voyage. Un véritable travail de recherche se met place avec le collectif de comédiens. Création prévue pour 2016.

Il collabore également à de nombreux projets dans le cadre de résidences d’écritures et de recherches : Marseille (Résidence d’écriture et de création dans le cadre du projet "Chemin faisant" avec La Cité ; Rennes (Résidences au Lycée Bréquigny) avec le MIDAF ; Metz (Résidence « Ma nostalgie » compagnie Astrov) ; Lyon (Théo Argence) et avec le Festival des Francophonies en Limousin il anime des ateliers avec des élèves de 6e de deux collèges de Limoges dans le cadre du projet "Nous tous : se voir grandir, se voir changer".

Photo Patrick Fabre - mise à jour, février 2016

Créations de l'auteur

Textes de théâtre

Zokwezo, 2016 ; inédit.
Librement inspiré du film « Une Journée particulière » de Ettore Scola. Conception Silvia Barreiros, mise en scène Andréa Novicov, Théâtre du Galpon, Genève, mars-avril 2016

Chemin de fer, 2014 Prix RFI Théâtre 2014, Ed. Lansman (novembre 2015)
Imagine. Lecture à Avignon en juillet 2015 (« Ça va, ça va, le Monde ! ». Un cycle de lectures organisé par RFI.)

Transe(s)ou Carnet de voyages, inédit (2014)

Imagine Commande d’écriture pour le projet Cahier d’histoires #3 de Philippe Delaigue/Compagnie La Fédération. Création aux 30es Francophonies en Limousin 2013.

Au Nom du père, du fils et de J.M. Weston
Ed. Lansman (novembre 2015 - suivi de Chemin de fer) Editions Acoria, 2013. Prix des journées de Lyon des auteurs de théâtre 2011.
Mise en lecture par Anton Kouznetsov, L’Imparfait du Présent, Les Francophonies en Limousin 2012, reprise lors des Nouvelles Zébrures, mars 2013, et Festival d’Avignon juillet 2013.

Crabe rouge
2010, mise en lecture par Bénédicte Wenders, Nouvelles Zébrures 2010 au Théâtre du Rond-Point à Paris et au Lycée Léonard Limosin à Limoges. Présenté en juillet 2013 au festival Contre Courant, ainsi qu’une lecture publique enregistrée par RFI en partenariat avec le Festival d’Avignon. Création au 30es Francophonies en Limousin en octobre 2013, mise en scène Julien Mabiala Bissila.

Le musée de la honte,
Cellule 123,
Stationnement interdit,
La Dernière chance,
Partir c’est pas mourir,
En attendant que ça change,
L’Enfant sorcier,
Pour une affaire de guitare.

Nouvelles

Débandade nationale,
Coupe du monde Congo 2090.

Mises en scène

Julien Mabiala Bissila participe a plusieurs création :
Afrique ma tombe, Nous sommes des démocrates, Terre de sang de Jean-Jules Koukou,
Le Cid de Corneille,
La liberté des autres de Kaya Makelé…

Stagiaire à la mise en scène sur Exils4, de Aristide Tarnagda, mis en scène par Eva Doumbia. Il a participé à « Ecriture d’Afrique au Vieux Colombier » organisé par L’AFAA et la comédie française avec La mort vient chercher chaussure de Dieudonné Niangouna, mise en scène de Martin Ambara.

Conteur

Julien Bissila participe aux ateliers de conte dirigé par Joujou Turenne, (Canada), Tawité (R.D.C) et Abdon Fortuné Koumbha (Congo).
Il collabore avec le festival international Rencontre des conteurs et griot à Kinshasa, le festival international des Arts de la parole et du langage (R.I.A.PL) à Brazzaville.
Il anime des ateliers de conte dans des écoles et bibliothèques.

Autres informations

Julien Mabiala Bissila et les Francophonies en Limousin

En mars 2010, mise en lecture de Crabe rouge par Bénédicte Wenders au Théâtre du Rond-Point à Paris et au Lycée Léonard Limosin à Limoges, dans le cadre de Nouvelles Zébrures.

En août et septembre 2011, résidence d’écriture à la Maison des auteurs.

En 2012, mise lecture de Au Nom du père, du fils et de J.M. Weston, par Anton Kouznetsov, dans le cadre de "L’Imparfait du Présent (29es Festival des Francophonies)

En mars 2013, reprise de la lecture de Au Nom du père, du fils et de J.M. Weston dans le cadre de Nouvelles Zébrures.

Septembre 2013 - 30es Francophonies en Limousin, création de Crabe rouge, mise en scène de l’auteur, et Imagine, mise en scène de Philippe Delaigue dans le cadre de Cahier d’Histoires #3.

En 2014, il séjourne à la Maison des auteurs et travaille à Limoges avec le collectif Zavtra à l’écriture du texte Transe(s)ou Carnet de voyages qui sera présenté au Théâtre de l’Union au moment du Festival des Francophonies, le 2 octobre.
Il reçoit le Prix RFI Théâtre 2014 pour son texte Chemin de fer.

En 2015, il vient en résidence pour travailler une prochaine création avec le Collectif Zavtra.
Julien Bissila participe, en tant qu’auteur, au spectacle Après la peur conçu par Sarah Berthiaume, Gilles Poulin-Denis, Armel Roussel (32e Francophonies en Limousin).
Au cours de l’année scolaire 2015/2016 il anime des ateliers avec des élèves de 6e de deux collèges de Limoges dans le cadre du projet "Nous tous : se voir grandir, se voir changer".

En 2016 Julien Mabiala Bissila collabore avec le collectif Zavtra sur l’écriture de Transe(s) ou Carnet de voyage. La pièce sera créée en septembre 2016, lors du 33e festival des Francophonies, en partenariat avec le Théâtre de l’Union.

Liens

RFI : lecture de Chemin de fer, enregistrée le 17 juillet 2015 à Avignon (« Ça va, ça va, le Monde ! », du 16 au 21 juillet 2015, dans le jardin du gymnase du lycée Saint-Joseph à Avignon. Un cycle de lectures organisé par RFI, coordonné par Pascal Paradou, dirigé par Catherine Boskowitz, avec le soutien de la SACD. )

Prix RFI Théâtre : annonce, lecture d’un extrait, interview de Julien Bissila

Lecture au festival d’Avignon 2015 : Ca va, ça va le monde !,
programmée par RFI

Jeune Afrique : Julien Mabiala Bissila continue de porter l’histoire du Congo en lui

Quelques textes

Imagine !

Julien Mabiala Bissila évoque le désir d’ailleurs, celui de personnages à la recherche de l’autre et du changement, mais aussi des obstacles qui aiguisent ce désir.

Crabe rouge

Crabe rouge est un bar sordide le long du fleuve Congo. Bayouss, manchot, en est le tenancier, Bibiche y danse en professionnelle malgré sa grossesse. Le colonel Dolpic vient chercher des noises à Bayouss, et l’ex-enfant-soldat Marley vient y rouler des mécaniques. Ce jour-là, la télévision retransmet le procès des « disparus du Beach ». Mais dans le bar le chaos de la vie continue : impossible de fermer les robinets de bières comme l’ordonne le gouvernement, la nuit qui tombe régulièrement sur le bar faute d’électricité… Mais dans le chaos de la vie, même dans la nuit, il y a de la vie. Même si elle est racontée, dans une langue décapée à l’acide, par ceux qui sont peut-être déjà morts ou par l’enfant qui refuse de naître.
Ce sont les lendemains de guerre à Brazzaville avec ses personnages déjantés, leur violence, leur humour, leur séduction aussi.

Au Nom du père, du fils et de J.M. Weston

Ecouter l’enregistrement sur RFI - Avignon, juillet 2013

Deux frères, deux dandys en lambeaux, reviennent dans leur ville, là où leurs parents ont été massacrés. Après des années de guerres civiles, ils n’ont qu’un seul souci : creuser pour retrouver la paire de chaussures J.M. Weston enterrée dans la parcelle de leur père. Ils creusent et en même temps se souviennent des horreurs que leur famille et eux-mêmes ont vécues : l’histoire douloureuse d’un pays traversé par le colonialisme, la dictature puis la violence de la guerre civile. Parallèlement, ils refont l’histoire des « sapeurs », ces fous de la sape, la S.A.P.E. (la Société des Ambianceurs et des Personnes élégantes).

Extrait
Criss : La femme qui est tombée la première était devant, devant, devant, devant nous ! Le monsieur qui est sorti du bus éclaté par le baiser du poteau électrique a couru par là après que la femme soit… Mais merde, ne me demande pas de revivre la scène, là en ce moment, présent, passé, présent, passé, présent alors que je veux du futur ! Là dans moi, pendant que mes méninges tentent de se rafistoler un morceau de vie standard ! Sinon ça me coupe l’appétit de tout ce qui respire, tout ce qui porte le souffle, la vie, tout, tout, tout, tout, la bouffe, l’eau, la libido en même temps et merde ! (Le fantôme du père traverse l’espace, s’arrête. Se retourne, exécute un sourire puis disparaît. L’un des frères semble l’apercevoir. Silence.) Quoi ? (Bref silence). « … Mais tout le prix du texte vient qu’au-delà de ce talent de faire vivre la langue, il y a une vraie cruauté, un regard d’une belle gravité... La guerre, les viols, l’horreur vue et subie, sont abordés de manière admirable, l’air de pas y toucher, oeuvrant sur le récit avec une vraie puissance, c’est lapidaire et surtout c’est juste, la dénonciation est forte (profit, dessous-de-table, prise de pouvoir intempestive, utilisation du peuple, des richesses, torture…). Un très beau travail qui respire une belle maturité. »

A propos de Julien Mabiala Bissila

Echos des comités de lecture de "A mots découverts" et La Maison des auteurs des Francophonies
« … Mais tout le prix du texte vient qu’au-delà de ce talent de faire vivre la langue, il y a une vraie cruauté, un regard d’une belle gravité... La guerre, les viols, l’horreur vue et subie, sont abordés de manière admirable, l’air de pas y toucher, oeuvrant sur le récit avec une vraie puissance, c’est lapidaire et surtout c’est juste, la dénonciation est forte (profit, dessous-de-table, prise de pouvoir intempestive, utilisation du peuple, des richesses, torture…). Un très beau travail qui respire une belle maturité. »

« Beaucoup de talent dans cette chanson de geste ou cantate à deux voix, ravivant d’autres voix disparues et donnant à percevoir le chaos corporel, mental, affectif d’un pays au sortir (?) de guerres civiles l’ayant ravagé. Des formules inventives, une écriture précise, charnelle, qui fait mouche, une utilisation constante de la distance et de l’humour, forcément noir mais toujours plein de vitalité, ne serait-ce que dans la thématique de la sapologie (ou éloge de la sape comme salut), ou par ce clin d’œil fait à Limoges, lieu de fabrication des célèbres Weston. »

Videos

Extrait de « Chemin de fer », de et par Julien Mabiala Bissila


Avignon 2015 : Extrait de « Chemin de fer... par rfi
(Congo), Prix Théâtre RFI 2014, le 17 juillet à Avignon
« Ça va, ça va, le Monde ! », du 16 au 21 juillet 2015, dans le jardin du gymnase du lycée Saint-Joseph à Avignon. Un cycle de lectures organisé par RFI, coordonné par Pascal Paradou, dirigé par Catherine Boskowitz, avec le soutien de la SACD. Metteure en scène : Catherine Boskowitz. Lu par Julien Mabiala Bissila. Musique : Gilles Campaux (batterie), Stéphane Bensimon. (Violoncelle).

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Entretien avec Julien Mabiala Bissila, pour Cahier d’Histoires #3

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 11 minutes 15 secondes
Lieu : Limoges (Les Francophonies En Limousin)
Participants/comédiens : Entretien réalisé par Jessie Mill (Conseillère aux projets internationaux, Centre des auteurs dramatiques de Montréal)
Copyright : Les Francophonies En Limousin
Ajoutée le 02/10/2013
Type : Entretien (document vidéo)

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Entretien avec Julien Mabiala Bissila pour Au nom du père, du fils et de J.M. Weston

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 16 minutes 13 secondes
Entretien réalisé par Nadine Chausse
Copyright : Les Francophonies En Limousin
Ajoutée le 03/10/2012
Type : Entretien

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Un entretien avec Julien Mabiala Bissila réalisé pour l’émission d’Olivier Barrot "Un livre un jour" à l’occasion du Festival Etonnants voyageurs en février 2013.

Autres liens
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