Moussa Konaté

Mercredi dernier, 4 décembre, quelques uns de ses amis et la famille de Moussa Konaté étaient rassemblés à la Maison des auteurs pour lui rendre hommage.
Voici deux messages lus à cette occasion, celui de Tahar Ben Jelloun, président des Francophonies en Limousin, et celui de Marie-Agnès Sevestre, directrice.

Je sais la douleur et l’absence ; je sais la perte et l’effroi. Moussa était un homme de qualité, connu et reconnu. Un homme de bien, un écrivain de talent à l’imaginaire fécond et merveilleux, un homme de grande bonté et générosité. C’est une grande perte pour nous tous. Toutes mes condoléances et mon amitié vive et émue.
Tahar Ben Jelloun

Aux enfants de Moussa,
A Sira,
A sa famille malienne,
A ses amis de France, du Mali et d’ailleurs,
réunis le 4 décembre à la Maison des Auteurs des Francophonies,
J’envoie mes pensées, de la ville de Montréal où Moussa séjourna autrefois, à l’invitation du Centre des Auteurs dramatiques.
Il a été un écrivain voyageur… mais aussi un éditeur, un animateur, un formateur.
Il avait choisi Limoges pour port d’attache… mais c’était pour mieux le quitter chaque fois qu’il devait relever un défi dans son Mali tant aimé.
Il était un passionné de la langue française… mais il a voulu donner aux cinq langues de son pays la dignité d’être publiées.
Il s’était fait connaître par l’écriture théâtrale… mais ce fut le roman policier et le commissaire Habib qui lui apportèrent la notoriété.
Il était lucide sur les contradictions des peuples africains… mais aussi sur l’étroitesse et la mesquinerie de l’ancienne colonie.
Je salue cet homme complexe, silencieux parfois, qui ne se laissait pas connaître facilement. Limoges perd une figure artistique paradoxale, talentueuse et secrète.
Que la terre lui soit légère.

Marie-Agnès Sevestre

Voir aussi plusieurs témoignages sur le site de Cultures Sud

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crédit photo A. Chambaretaud